BIENNALE 2026
In minor keys/En mode mineur
INTERPELLER
L’EAU. Indispensable. Présente bien sûr à Venise plus que dans toute autre cité. L’Autriche nous en rappelle l’importance à travers une présentation que d’aucuns pourront trouver surprenante: votre urine recueillie dans des WC est filtrée pout atterrir dans une mini piscine dans laquelle une dame dénudée barbote pendant quelques heures.


LA MERDE est le titre de l’œuvre présentée par le Luxembourg et qui se veut une réflexion sur le corps, les normes sociales, la honte et les mécanismes d’exclusion qui définissent ce que nous acceptons ou rejetons (video et miroirs).
LA PEUR est le sentiment sur lequel les Pays Bas vous invitent à réfléchir sur le repli collectif et la transformation d’une démocratie ouverte en forteresse (hurlements dans la pénombre puis dans le noir dans un bunker fermé).
LE SPERME devient une ressource précieuse. Le pavillon du Danemark interroge la manière dont les images et la sexualité pourraient influencer la reproduction humaine (20 litres stockées dans des containers jaunes).
SUPRENDRE
BEBES C’est avec bon nombre de bébés pourvus de lunettes que le Japon entend nous surprendre pour davantage s’interroger sur la diminution de la natalité (au Japon surtout) mais aussi pour nous insuffler la notion de CARE (soin/attention ) à donner et notamment aux bébés ( Bébés à promener puis à langer pout à la fin découvrir un poème. CHARMANT



TRANSFORMATION
Le pavillon de l’Allemagne a entièrement été recouvert de mosaïques provenant d’un centre du parti socialiste de l’Allemagne de l’Est. Les graffitis (dont YSL) ont été également reproduits en mosaïques.

RAPPELER
Nombre d ‘artistes et notamment à l’Arsenale se penchent sur le passé, le rappel des tragédies, la souffrance imposée à certains par d’autres. Le thème de l’immigration (si présent aujourd‘hui) est évoqué par Guadalupe Maravilla à travers ses somptueux fauteuils. (Arsenale).



J’ajouterai l’œuvre de Dana Awartani dont l’œuvre « May your tears never dry, you who weep over stones » qui transforme tout le sol du pavillon en une immense installation faite de milliers de briques d’argile et de motifs inspirés de mosaïques provenant de sites patrimoniaux de Syrie eu Liban et de Palestine endommagés ou détruits par les guerres et les violences. La symbolique associe Mémoire et Fragilité.



SEDUIRE
Miet Warlop pour la Belgique nous entraine dans une danse de lettres de plâtre qui ne finit jamais.




L’Italie nous envoute de totems d’argile de Chiara Camoni (Avec toi, avec tout/Con te con tutto)


l’Inde présente d’énormes guirlande suspendues de Ranjani Shettar (Under the same sky)


et finalement l’Espagne termine cette phase séductrice avec ses mille milliers de cartes postales (Artiste Oriol Villanova. Titre Los restos/les restes)



AIMER
Je citerai volontiers la GRECE qui sous l’égide d’Alexandra Bachzetsis s’intéresse au corps comme archive dans une présentation (installation et vidéo) où l’homosexualité trouve sa place à travers l’installation de Andreas Angelidakis qui comporte des T-shirts liés aux gays et à la culture queer. Titre Escape Room.






Je terminerai par la Suisse qui aborde le sujet de l’homosexualité et des questions queer. Le projet s’intitule The Unfinished Bussiness of Living Together et est réalisé par un groupe d’artistes et de chercheurs. Le point de départ en est une émission de télévision suisse de 1978 Telearana consacrée au « problème de l’homosexualité » Drôle et fin tout en révélant les préjugés, les réactions hostiles et les conséquences sociales de cette visibilité.





